Deux Projets en Cours PDF Print E-mail
Written by Webmaster   
Saturday, 13 May 2017 15:15

Deux projets en cours pour le renforcement des capacités des institutions africaines

(Universités, Administrations publiques, Organisations sous-régionales, régionales et internationales)


La vulnérabilité des économies africaines s’explique souvent par la volatilité des cours de ses matières premières. Telle est la réalité présente avec la baisse du prix du pétrole parti de 120 dollars US à 38 dollars il y a quelques jours avant de rebondir à 40 dollars. Malgré quelques progrès enregistrés en Afrique en matière de croissance économique dès le début des années 2000, le sous-continent sub-saharien demeure marqué par des vulnérabilités aux différents chocs d’origine externe. Ainsi la crise financière de 2008 aura été un inhibiteur à la tendance croissante enregistrée dans de nombreuses économies sub-sahariennes par suite des effets positifs des politiques de stabilisation et d’ajustement des décennies antérieures. Un des déterminants des difficultés du continent à s’ajuster aux changements exogènes dans le monde se trouve lié à la faiblesse des capacités d’analyse économique permettant la mise en place de politiques efficaces d’atténuation ou de prévention des effets des crises.

 


La sécurité humaine et la bonne gestion de l'environnement sont une priorité dans les politiques de développement en Afrique. En effet, les populations dépendent de l'environnement naturel et de la riche biodiversité du continent pour accéder à l'énergie, à l’alimentation, au logement, aux médicaments et à l'approvisionnement en eau. Ainsi, l'accès aux services énergétiques propres, sûrs et abordables est une condition nécessaire pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Par contre, le manque d'accès à l'énergie explique en grande partie la dégradation de l'environnement,

Le modèle PTCI a contribué à former, à ce jour, 1697 étudiants au diplôme de Master et de 150 docteurs en sciences économiques dont 21 agrégés depuis le début de sa mise en œuvre en 1994. L’étude de traçabilité réalisée en 2013 a révélé que l’administration publique est le débouché le plus important pour les diplômés du PTCI. Elle emploie 65% d’entre eux contre 18% pour le secteur privé et 16% pour les organismes internationaux. La répartition par genre ne révèle pas de grandes disparités entre hommes et femmes, même s’il y a une légère tendance des femmes à trouver un emploi en dehors du secteur public (41% contre 35% chez les hommes).

En comparaison à son poids démographique, l’Afrique consomme peu d’énergie. En effet, en Afrique subsaharienne, la consommation par habitant et par an (hors Afrique du Sud) est de l'ordre de 100 kilos d'équivalent pétrole contre 8000 aux États-Unis et 4000 dans les pays OCDE (Jean-Pierre Favennec, 2009). Cette situation est à la fois une cause et une conséquence du faible développement économique. Plus de la moitié de la population africaine vit avec moins de 2 dollars par jour et plus de 60 % de la population africaine n'a pas accès à l'énergie commerciale et doit se contenter de bois de feu. A terme, l'augmentation prévisible de la population et l'amélioration du niveau de vie entraîneront des besoins accrus en énergie. Cependant, les ressources énergétiques africaines sont plus que suffisantes pour faire face aux besoins à court et moyen termes, si l’on tient compte des principaux éléments-moteurs tels que l’augmentation de la population et le développement économique. En effet, l’Afrique est riche en ressources naturelles, et tout particulièrement en pétrole, gaz et charbon. L'Afrique produit 12,4 % du pétrole, 7 % du gaz, 4,3 % du charbon de la planète mais ne consomme respectivement que 3,4 %, 3,1 %, 0,5 % du pétrole, du gaz et du charbon. 

Il existe donc un potentiel important en ressources naturelles que l’Afrique doit apprendre à mieux gérer en vue de favoriser la consommation locale de sa population et améliorer l’utilisation des revenus issus de leurs exportations. Pour cela, des efforts de formation sur les questions de l’économie de l’environnement et de l’énergie doivent être déployés.

Étant l’un des rares créneaux de formation d’économistes destinés à l’enseignement supérieur ou à la conception des politiques économiques dans l’espace CIEREA, le PTCI a la lourde tâche de continuer et d’améliorer ses activités de formation, aussi bien au niveau du Master que celui du Ph.D. L’évidence qui s’offre est que les étudiants africains diplômés des universités d’Europe ou d’Amérique ont plutôt tendance à s’expatrier, les perspectives d’un emploi dans leur pays d’origine étant peu attrayantes. Ces diplômés par conséquent sont loin de constituer le pool de cadres qualifiés au sein duquel le secteur privé, les milieux de la recherche ou de l’administration publique peuvent recruter.

Dans cette voie, le PTCI a entrepris de répondre aux besoins de l’heure en Afrique en proposant pour les proches années à venir un Renforcement des capacités fondé sur la formation de économistes de haut niveau en matière de ‘’ Économie et de Gestion des Ressources naturelles et de l’environnement’’ et aussi en ‘’Genre et de la Gouvernance économique’’.
Les moutures des deux projets se présentent selon qu’il suit.

 

Professeur Rufin-Willy MANTSIE

Directeur

Last Updated on Monday, 03 July 2017 09:03