Nouveau Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire: Un cadre de formation des docteurs en économie PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Nouvel Horizon   
Mercredi, 08 Octobre 2008 21:49

L’hôtel Salam de Bamako a servi de cadre du 4 au 5 octobre 2008 du quatrième Conseil d’Administration du Nouveau Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire (NPTCI) en économie. Ce programme est initié par la Conférence des Institutions d’Enseignement, de Recherches Economiques et de Gestion en Afrique (CIEREA), une organisation non gouvernementale basée à Ouagadougou (Burkina Faso).

Il concerne les facultés, UFR, centres de recherches et les instituts en sciences économiques et de gestion de dix huit pays francophones au sud du Sahara dont le Mali. Ce 4ème conseil tenu à Bamako était présidé par le Sénégalais Pr. Mamadou Moustapha Sall, accompagné du Pr. Francis Kerne, représentant des partenaires financiers français du CIEREA.

Cette rencontre dans notre capitale vise l’adoption du procès-verbal de la réunion du conseil d’avril 2008 et le suivi des décisions tenues à Yaoundé (Cameroun), l’examen du rapport d’activités du NPTCI, la présentation et l’examen du rapport d’audit 2007. Pour les prévisions, il a été également question de présenter et d’examiner du budget 2009, de recruter le directeur et les coordinateurs (Ph.D) et de discuter sur les questions diverses.

Par ailleurs, selon le Pr. Sall, l’initiation de ce programme de troisième cycle interuniversitaire (PTCI) est le fruit d’un constat de manque de gestionnaire de formation 3ème cycle notamment des ressources humaines qualifiées en économie capable de faire face aux homologues européens pour discuter des questions économiques. C’est pourquoi en complicité avec l’ACBF, le CRDI (Coopération Canadienne), il a été initié par la CIEREA, le PTCI dont le but est de former les économistes compétitifs à moindre coût et de freiner le processus de fuite de cerveaux.

Ainsi, pour bénéficier de ce programme, chaque pays donne un quota d’étudiants selon leur niveau d’études intrinsèques. Les étudiants, une fois sélectionnés seront répartis selon les organisations dans sept universités actuellement. Il s’agit des Université de Cocody Abidjan, de Ouagadougou, d’Aboney-Calari (Cotonou), de Cheick Anta Diop de Dakar, de celle de Kinshasa, de Yaoundé II/Soa, de Oumar Bongo de Libreville.

Les étudiants répartis dans ces universités bénéficieront des cours de haut niveau dans les spécialités suivantes : en Economie industrielle, Economie des ressources humaines et en Economie Appliquée, c’est-à-dire analyse et politiques économiques, monétaires, bancaires et financières. Disons-le, la formation est d’une qualité exceptionnelle, raison pour laquelle on qualifie ce programme “d’Excellence au coeur de l’Afrique”, autrement dit, le temple du savoir.

Ainsi, les deux phases de mise en oeuvre du PTCI de juillet 1994 jusqu’à décembre 2006 ont permis de former 100 DEA, 800 Master, 100 Docteurs dont 1 agrégé des sciences économiques.

Par conséquent, les leçons tirées des deux phases du PTCI ont convaincu la CIEREA et les partenaires au développement de la nécessité du NPTCI en économie lancé le 1er janvier 2007 et s’achève en 2011 avec l’appui de dix huit institutions partenaires.

A travers ce Nouveau Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire (NPTC) qui constitue la troisième partie du PTCI, la CIEREA entend répondre aux multiples défis que soulève le système LMD (Licence, Master, Doctorat).

Chaque étudiant est bénéficiaire d’une bourse et la bourse d’excellence est octroyée à celui qui sera classé premier de sa spécialité.

Le Nouveau Programme de Troisième Cycle Interuniversitaire (NPTCI) est financé à hauteur de 12 millions de dollars. Actuellement, selon le président du conseil sur ce chiffre, il y a 9 millions de manque à gagner. Cela a pour cause d’après le représentant financier Francis Kerne, des difficultés de mobilisation de fonds par les bailleurs, celles de la mise en oeuvre et de la réalisation du programme sur le terrain.

Pour relever ces défis, la CIEREA et ses partenaires souhaitent l’implication d’autres partenaires. C’est pourquoi, l’UEMOA, l’Union Européenne, la CEMAC sont sur la bonne voie pour être des partenaires privilégiés de ce Nouveau Programme très ambitieux pour changer l’environnement économique en Afrique.

Hady BARRY

Source: Nouvel Horizon

 

Mise à jour le Lundi, 09 Avril 2012 15:12