Un nouveau Docteur pour le Burkina, produit du PTCI PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Bery Kandji   
Mercredi, 07 Mai 2014 16:32

Etudiant de la promotion 2005 du Master Economie Appliquée, Tibi Didier Zoungrana a soutenu sa thèse  pour l’obtention du Doctorat ès Sciences Economiques, option Economie de l’Environnement, le 29 avril 2014.La thèse portant sur la « Valeur économique de la protection des petites retenues d’eau a Burkina Faso : cas du barrage de Yitenga dans la province du Kouritenga » a été dirigée par le Professeur Taladidia Thiombiano de l’Université  de Ouaga 2 et le Professeur Ahmadou Aly Mbaye de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar. A l’issue de la soutenance, il a obtenu une mention très honorable avec félicitations du jury.

Voici un résumé de sa thèse.

"La question de la gestion et de la protection des ressources en eau est au centre des priorités actuelles des pays notamment des pays sahéliens comme le Burkina Faso. L’objectif principal de cette thèse est d’analyser les bénéfices de la protection du barrage de Yitenga pour les populations riveraines. Pour ce faire, l’étude a utilisé une démarche qui combine analyse statistique et analyse économétrique sur des données de panel collectées auprès des ménages riverains.  L’analyse économétrique a été possible à travers l’exploitation de trois modèles : le modèle de Heckman à deux étapes en données de panel pour déterminer les facteurs explicatifs de la participation des usagers à l’amélioration de la qualité du barrage, le modèle logit multinomial non ordonné pour l’identification des facteurs déterminants de la mise en œuvre des techniques de conservation des eaux et des sols (CES) et le modèle du ménage agricole pour donner une évaluation plus robuste de la valeur du barrage de Yitenga. L’analyse a permis de noter que les variables telles que le sexe du chef de ménage, la profession, les activités autour du barrage, l’éducation, la pratique des CES et les transferts monétaires contribuent significativement à expliquer le consentement à payer (CAP). Aussi, très peu de ménages ont mis en œuvre les techniques CES dans la zone. Seulement 20,69% des ménages enquêtés ont pratiqué au moins une technique. Il ressort des résultats que les cordons pierreux, le zaï, les bandes enherbées et les haies vives sont les plus adoptés. Enfin, le modèle du ménage agricole, estimé par la méthode SURE a permis de calculer le surplus du producteur-consommateur et la valeur totale du barrage qui s’élève à 63 289 411, 39 FCFA."